Luttes en cours

Nouveau Monstre Graphite

Nouveau Monstre Graphite Des anarchistes de Lanaudière

Déclaré d’intérêt national par Carney, Nouveau Monde Graphite — un mégaprojet de mine de graphite à ciel ouvert sur le Nitaskinan, territoire non cédé Atikamekw Nehirowisiwok — se targue d’être la future plus grosse mine du genre en Amérique du Nord.

Nouveau Monde Graphite (NMG) s’est montré fier de participer à la fabrication d’armes canadiennes qui tueront dans les différentes guerres en cours et à venir. Est-ce que ce choix assumé sera suffisant pour ternir l’image fictive de l’entreprise comme sauveuse de l’environnement ?

L’objectif derrière Nouveau Monde Graphite : construire des armes made in Canada afin de militariser les frontières de l’Arctique et vendre de l’armement aux pays du G7. La mine de graphite ne servira donc pas seulement à la construction de batteries, mais aussi à la production de technologies militaires comme des drones, de la robotique, de l’IA et des technologies quantiques (radars, capteurs, etc.)

La mobilisation continue !

À travers les années, plusieurs actions et initiatives ont permis de montrer la non-acceptabilité sociale du projet (même si l’opposition demeure complexe et difficile dans la réalité des communautés locales) ainsi que la logique capitaliste destructrice de ce Nouveau Monstre Graphite !

Celles-ci ont été organisées par le groupe citoyen Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH), en passant par des organismes comme Eau Secours et Mining Watch, jusqu’à des activistes écologistes, anticoloniaux et anticapitalistes. Voici un bref panorama des actions qui ont été menées jusqu’ici :

  • Formation à la science citoyenne de l’échantillonnage dans le but de surveiller les impacts environnementaux
  • Action de visibilité conjointe sur le site de NMG
  • Décoration clownesque de machines sur le site de NMG
  • Vandalismes à Montréal visant les bureaux de NMG à Griffintown
  • Vandalisme sur des pickups d’une entreprise partenaire à Montréal (ABB)

Et maintenant ?

Est-ce que cela relancera la mobilisation contre ce projet de mort ? La construction et la mise en service de la mine Matawinie sont prévues s’échelonner sur environ 31 mois menant à une pleine production commerciale d’ici fin 2028. Un momentum idéal pour ralentir le début des activités avec une diversité d’action !

Une lutte féministe !

Les femmes qui ne travailleront pas à la mine subiront de plein fouet la hausse du coût de la vie sans bénéficier des salaires du secteur, accentuant leur dépendance économique. La saturation des garderies et des services de santé les touchera directement. Cela complique d’autant plus les situations de violence conjugale dans une région déjà peu desservie en services et en transport. De plus, l’afflux de travailleurs masculins temporaires est toujours associé à une hausse des violences faites aux femmes, particulièrement envers les femmes autochtones.

Ekoni aci ! Aski mamo ! C’est assez

Malgré un niveau élevé de pauvreté dans la communauté due à l’absence d’alternatives économiques et les dynamiques complexes que cela peut créer, plusieurs personnes de la communauté Atikamekw Nehirowisiwok continuent de s’opposer à tous projets destructeurs. En 2021, un regroupement composé de militants autochtones de diverses communautés et de militants allochtones ont fait front commun lors d’une action de visibilité sur le site de NMG afin de dénoncer l’écoblanchiment des entreprises minières.

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